Démarchage téléphonique · loi · 19 min de lecture

Démarchage téléphonique en 2026 : qui peux-tu encore appeler ?

Depuis le 11 août 2026, tu n'as plus le droit d'appeler un particulier pour lui vendre quelque chose s'il n'a pas donné son accord avant. La logique s'inverse : on ne regarde plus s'il s'est inscrit sur une liste d'opposition, on te demande de prouver qu'il a dit oui. Voici ce que dit le texte, qui tu peux encore appeler, le cas du B2B, et trois scripts d'appel conformes.

La réponse en 30 secondes

Depuis le 11 août 2026, démarcher par téléphone un consommateur sans son consentement préalable est interdit en France (article L223-1 du Code de la consommation). Ce consentement vaut un an au plus et c'est au professionnel de le prouver. Exceptions : un contrat en cours et la presse. Bloctel disparaît. La prospection B2B reste possible sans accord préalable, sur une offre liée à la fonction de la personne, qui peut s'y opposer.

À lire avant la suite

Cet article traite uniquement du cadre légal. Pour préparer ton fichier, ton accroche et ton script, lis la méthode complète de prospection téléphonique.

Cet article est une information générale, à jour au 23 septembre 2026. Ce n'est pas un avis juridique. Pour un cas précis (fichier acheté, secteur réglementé, sous-traitance d'appels), vérifie avec un juriste. Les textes cités sont en lien dans la section Sources.

Le cold call est-il interdit en France depuis le 11 août 2026 ?

Le cold call vers les particuliers, oui. Appeler un consommateur qui n'a rien demandé pour lui proposer une offre est interdit depuis le 11 août 2026, sauf exception. Le cold call vers les professionnels, non : il reste autorisé, avec des règles. La loi ne vise pas le téléphone en général, elle vise le démarchage d'un consommateur sans son accord.

Le texte de référence est l'article L223-1 du Code de la consommation, réécrit par l'article 13 de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025. Le décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026, publié au Journal officiel du 25 juillet, précise les modalités du consentement. Avant cette date, tu pouvais appeler un particulier tant qu'il n'était pas inscrit sur Bloctel. Depuis, tu dois pouvoir montrer qu'il a accepté d'être appelé.

Ce que la réforme change, en résumé :

PointAvant le 11 août 2026Depuis le 11 août 2026
Principe pour les particuliersAppel possible sauf opposition (opt-out)Appel interdit sauf consentement préalable (opt-in)
Liste d'opposition BloctelÀ consulter avant chaque campagneArticles L223-3 et L223-4 abrogés : fin du dispositif
PreuveMontrer que le numéro n'était pas sur la listeProuver le consentement de la personne appelée

Qui peux-tu encore appeler ?

Tu peux appeler un particulier qui a donné son consentement, un client avec qui tu as un contrat en cours pour un sujet lié à ce contrat, et un professionnel pour une offre liée à sa fonction. Tu ne peux pas appeler un particulier qui n'a rien accepté. Pour la rénovation énergétique, même le consentement ne suffit pas.

Qui tu appellesAutorisé ?Condition
Particulier sans consentementNonInterdit, sauf les deux exceptions ci-dessous
Particulier qui a donné son consentementOuiConsentement libre, spécifique, éclairé, univoque, révocable, par un acte positif clair. Valable 1 an maximum, sans renouvellement tacite (décret n° 2026-662). Preuve à ta charge, conservée 3 ans.
Client avec un contrat en coursOuiL'appel porte sur l'objet du contrat ou sur des produits et services complémentaires
Abonnement à un journal, périodique ou magazineOuiException prévue par le texte pour la presse
Professionnel (B2B)OuiOffre liée à sa fonction, information et droit d'opposition respectés (RGPD)
Rénovation énergétique, adaptation du logement, énergies renouvelablesNonInterdit même avec consentement, sauf contrat en cours. Le décret prévoit un cas : le consommateur qui a lui-même demandé à être rappelé, dans les cinq jours ouvrables, et sur l'objet de sa demande uniquement
Formations financées par le CPFNonDémarchage interdit par une loi distincte, du 19 décembre 2022
Indépendant appelé sur son mobile personnelZone grisePrudence : voir la section B2B

Conséquence directe pour les métiers qui vivaient du démarchage de particuliers : en assurance, en immobilier ou en courtage, le fichier froid n'est plus une option. Tes appels viennent désormais de leads entrants, de recommandations et de ton portefeuille clients.

La prospection téléphonique B2B est-elle concernée ?

Non, pas par l'obligation de consentement. L'article L223-1 protège le consommateur, donc appeler une entreprise reste possible sans accord préalable. Le B2B reste en régime d'opposition : la personne appelée peut refuser d'être recontactée, et tu dois respecter ce refus.

Selon la CNIL, trois conditions encadrent ces appels au titre du RGPD :

  1. Une offre liée à la fonction de la personne. Proposer un logiciel de paie à une responsable RH, oui. Proposer une assurance habitation à la même personne sur sa ligne pro, non.
  2. Une information claire. La personne sait qui l'appelle, pour quelle société, et d'où viennent ses coordonnées si elle le demande.
  3. Un droit d'opposition simple. Un « ne me rappelez plus » est noté immédiatement et respecté.

La zone grise : l'indépendant. Un artisan, un coach ou un auto-entrepreneur qui répond sur son mobile personnel est à la fois un professionnel et un particulier. Le texte ne tranche pas ce cas : ce qui suit est une règle de prudence, pas une règle posée par la loi. Si ton offre concerne clairement son activité et que tu as trouvé son numéro dans un cadre professionnel (site de son entreprise, annuaire pro), tu restes dans la logique B2B. Si l'offre peut le viser comme consommateur, ou si le numéro vient d'ailleurs, traite-le comme un particulier : pas d'appel sans consentement.

Pour les commerciaux B2B, le principe ne change donc pas : tu peux appeler sans accord préalable, à condition de respecter ces trois règles. Les méthodes d'appel à froid sont détaillées dans le guide complet du cold call et, côté entraînement, sur la page entraînement commercial B2B.

Comment recueillir un consentement valable ?

Un consentement valable est une action volontaire de la personne, qui accepte précisément d'être appelée par toi, en sachant pourquoi. Une case pré-cochée, une acceptation noyée dans des conditions générales ou un silence ne comptent pas. Et tu dois pouvoir le prouver.

  1. Une case à cocher dédiée, décochée par défaut. Séparée de l'acceptation des conditions générales et de la newsletter.
  2. Un libellé précis. Qui appellera, pour quel sujet, et comment retirer son accord. Par exemple : « J'accepte d'être appelé(e) par [entreprise] au sujet de [offre]. Je peux retirer mon accord à tout moment. »
  3. Une trace horodatée. Date, heure, formulaire, libellé exact affiché, numéro concerné. Le décret impose de conserver cette preuve trois ans et de la remettre gratuitement au consommateur qui la demande, sur un support durable.
  4. Une date de fin. La demande de consentement doit indiquer la période pendant laquelle la personne accepte d'être appelée, un an au plus, sans renouvellement tacite. Passé ce délai, il faut le redemander.
  5. Un retrait aussi simple que l'accord. Un « ne m'appelez plus » au téléphone suffit : tu le notes et tu arrêtes.

Le décret n° 2026-662 liste ce que la demande doit contenir : l'identité du professionnel et la nature des biens ou services, la proposition explicite d'accepter ou non d'être appelé, la durée du consentement, la façon de le retirer, et l'accès à sa preuve. Vérifie que le consentement obtenu vise bien ton entreprise et ce type d'appel : c'est le sens du mot « spécifique ».

À quelles heures peut-on appeler un particulier qui a consenti ?

Même avec un consentement valable, l'appel à un consommateur reste encadré dans le temps : du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h, jamais les samedis, dimanches et jours fériés, et au plus quatre sollicitations sur trente jours par le même professionnel. L'article L223-1 permet une dérogation si le consommateur a expressément accepté un autre créneau. Ces limites ne visent pas les appels entre professionnels.

RègleParticulier qui a consentiProfessionnel (B2B)
JoursLundi au vendredi, hors jours fériésPas de limite légale propre
Heures10 h à 13 h et 14 h à 20 h, sauf créneau demandé par la personnePas de limite légale propre
Fréquence4 sollicitations maximum sur 30 joursTant que la personne ne s'y oppose pas
RefusRetrait du consentement, y compris à l'oral : plus d'appelOpposition notée : plus d'appel

Achat de leads et sous-traitance : qui est responsable ?

L'interdiction vise le professionnel qui démarche « directement ou par l'intermédiaire d'un tiers agissant pour son compte » (article L223-1). Si un centre d'appels, un setter indépendant ou un apporteur d'affaires appelle pour toi, c'est ton entreprise qui doit pouvoir prouver le consentement.

Ce qui change selon ton métier

MétierCe qui n'est plus possibleCe qui reste possible
Agent ou mandataire immobilierLa « pige » : appeler un particulier qui a publié une annonceRappeler un vendeur qui a demandé une estimation et accepté d'être rappelé ; appeler les professionnels (investisseurs professionnels comme les foncières et marchands de biens, commerçants pour leurs locaux)
Conseiller en assuranceAppeler des particuliers à partir d'un fichier froidAppeler ses clients sur leur contrat et les produits complémentaires ; appeler artisans et dirigeants sur leur protection professionnelle
Courtier en créditRappeler un particulier dont le numéro vient d'une liste achetée sans consentement spécifiqueRappeler un lead qui a demandé une simulation ; prospecter les prescripteurs (agences, notaires)
Commercial B2B, SDRPeu de changementCold call sur une offre liée à la fonction, avec information et opposition respectées
Setter, closerAppeler un lead dont le formulaire ne recueille pas de consentement clairRappeler les leads qui ont réservé un appel ou coché la case dédiée

Les scénarios d'entraînement par métier sont dans l'entraînement commercial immobilier, l'entraînement commercial assurance et l'entraînement pour courtiers.

Que faire de ton fichier de prospects existant ?

Trie-le en trois colonnes : professionnels, clients avec un contrat en cours, particuliers sans consentement prouvable. Les deux premières restent exploitables. La troisième ne doit plus être appelée, même si ces numéros n'étaient pas sur Bloctel avant le 11 août.

Que risques-tu si tu appelles sans consentement ?

Tu t'exposes à deux conséquences. La première : une amende administrative prononcée par la DGCCRF, qui peut atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale. La seconde, souvent plus lourde pour un commercial : le contrat conclu à la suite d'un démarchage irrégulier est nul. Si l'appel vise une personne vulnérable et relève de l'abus de faiblesse, les peines pénales vont jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 500 000 € d'amende.

Concrètement, une vente signée après un appel non autorisé peut être annulée, donc ta commission avec. Et comme la preuve du consentement repose sur toi, un client qui conteste n'a pas à démontrer qu'il n'avait rien accepté : c'est à ton entreprise de montrer le contraire.

Qu'est-ce qui change dans un script d'appel ?

Trois choses : tu te présentes clairement dès la première phrase, tu rappelles le cadre de l'appel (sa demande, son contrat ou sa fonction), et tu notes toute opposition. Le reste du métier ne change pas : accroche, découverte, prise de rendez-vous.

MomentAvantMaintenant
OuvertureAccroche rapide, présentation flouePrénom, société, et la raison précise de l'appel
LégitimitéRarement mentionnée« Vous avez demandé à être rappelé », « vous êtes client », « vous gérez [fonction] »
RefusRelance, parfois rappel plus tardOpposition notée tout de suite, plus d'appel
Après l'appelRésultat noté dans le CRMRésultat, source du consentement ou de la légitimité, oppositions

Attention à ne pas confondre refus et objection. « Ça ne m'intéresse pas » en début d'appel est souvent un réflexe, que tu peux travailler (voir l'objection « je ne suis pas intéressé »). « Ne me rappelez plus » est une opposition : tu t'arrêtes.

À quoi ressemble un appel conforme ? 3 scripts

Un appel conforme annonce qui appelle et pourquoi, s'appuie sur une base légitime (demande, contrat ou fonction) et laisse une sortie claire. Les trois trames ci-dessous couvrent les situations les plus courantes. Adapte le vocabulaire à ton offre.

Script 1 : rappeler un lead issu d'un formulaire

Base : le particulier a coché une case dédiée pour être rappelé. Tu as la date et le libellé.

Toi : Bonjour Madame Martin, c'est Bastien, de [société]. Vous avez demandé hier sur notre site à être rappelée au sujet de [offre], je vous rappelle comme prévu.

Prospect : Ah oui… enfin, je voulais surtout un devis.

Toi : C'est justement pour ça que j'appelle. Pour vous faire un devis juste, j'ai trois questions. Vous cherchez à [besoin] pour quand ?

Prospect : Avant la fin de l'année.

Toi : D'accord. Le plus simple : on se cale un rendez-vous de vingt minutes jeudi ou vendredi, et vous repartez avec un chiffre précis. Qu'est-ce qui vous arrange ?

Pourquoi ça tient : tu rappelles sa demande dès la deuxième phrase, ce qui fonde l'appel et désamorce la méfiance. Tu ne dépasses pas l'objet de sa demande.

Script 2 : appeler un client existant

Base : un contrat en cours, et une proposition complémentaire à ce contrat.

Toi : Bonjour Monsieur Diallo, Coralie, votre conseillère chez [société]. Je vous appelle au sujet de votre contrat [nom du contrat], que vous avez depuis mars.

Client : Oui, il y a un souci ?

Toi : Aucun. Lors de la souscription, vous m'aviez parlé de [situation]. Il existe une option qui couvre justement ce point. Je peux vous l'expliquer en deux minutes ?

Client : Allez-y, mais je ne veux pas payer beaucoup plus.

Toi : Compris. Je vous dis ce que ça couvre et ce que ça change sur votre mensualité, et vous me dites si ça vaut le coup.

Pourquoi ça tient : l'appel reste dans le périmètre du contrat en cours. Si tu proposais un produit sans rapport, l'exception ne s'appliquerait plus.

Script 3 : appeler un décideur B2B

Base : un professionnel, une offre liée à sa fonction, un droit d'opposition respecté.

Toi : Bonjour Madame Leroy, Yann, de [société]. Je vous appelle parce que vous dirigez les achats chez [entreprise], et on aide des équipes achats à [bénéfice]. Je vous prends trente secondes pour vous dire pourquoi, et vous me dites si ça vaut un rendez-vous ?

Décideur : Envoyez-moi plutôt un mail.

Toi : Avec plaisir. Pour qu'il vous serve, une question : aujourd'hui, [problème fréquent], c'est un sujet chez vous ou pas du tout ?

Décideur : Pas du tout, et je préfère ne pas être rappelée.

Toi : C'est noté, vous ne serez plus appelée par nos équipes. Bonne journée.

Pourquoi ça tient : tu relies l'appel à sa fonction dès l'ouverture, tu tentes une vraie question sur l'objection réflexe, puis tu respectes l'opposition sans insister. La suite de ce cas est traitée dans l'objection « envoyez-moi un mail », et les autres réponses dans la page gestion des objections.

« Comment vous avez eu mon numéro ? » : un dialogue complet

Avec la réforme, attends-toi à l'entendre, et elle n'est pas une objection comme les autres : la personne a le droit de savoir d'où vient son numéro, et le droit de refuser. Voici un rappel de lead mené proprement. Contexte : Salomé, conseillère chez un cuisiniste, rappelle un particulier qui a rempli un formulaire de devis.

Prospect : Allô ?

Salomé : Bonjour Monsieur Petit, Salomé Morin, de [entreprise]. Vous avez demandé lundi un devis pour votre cuisine sur notre site, en acceptant d'être rappelé. C'est bien ça ?

Prospect : Un devis ? Je ne me souviens pas. Comment vous avez eu mon numéro ?

Salomé : Par le formulaire de notre site, lundi à 21 h 14, avec la case « j'accepte d'être rappelé par [entreprise] ». Si vous voulez, je vous envoie cette preuve par email.

Prospect : Ah, lundi soir… oui, c'est moi. Je l'avais oublié, j'en ai rempli trois ce soir-là.

Salomé : Je comprends. Est-ce que le projet est toujours d'actualité chez vous, ou vous préférez que je ne vous rappelle pas ?

Prospect : Si, si, on veut refaire la cuisine. Mais pas avant le printemps.

Salomé : Très bien. Pour un devis au printemps, il faut une visite en février. Je peux vous proposer un créneau début février, en semaine ou le samedi matin ?

Prospect : Attendez. Si je dis oui, vous allez m'appeler tous les quinze jours d'ici février ?

Salomé : Non. Je vous envoie la confirmation, et je ne vous rappelle que si vous me le demandez. Et si vous voulez que je supprime votre numéro, je le fais maintenant.

Prospect : Non, gardez-le. Un samedi, alors, ma femme sera là.

Salomé : Samedi 6 février à 10 h, visite de trente minutes. Je vous envoie la confirmation par SMS, avec un lien pour annuler si vos plans changent.

Pourquoi l'appel tient : Salomé répond à la question du numéro avec des faits (date, heure, libellé), propose la preuve avant qu'on la lui demande, laisse une vraie sortie (« vous préférez que je ne vous rappelle pas ? »), puis répond à la crainte d'être harcelé par un engagement précis au lieu d'une promesse vague. C'est cette transparence qui transforme la méfiance en rendez-vous. Si le prospect avait dit « ne me rappelez plus », elle aurait noté le retrait et raccroché.

Rejouer cet appel face à un prospect IA → Sur ClosR, choisis l'appel découverte et écris la situation : « a rempli un formulaire de devis, ne s'en souvient pas, demande comment j'ai eu son numéro ».

La checklist avant ta prochaine session d'appels

QuestionSi la réponse est non
Pour chaque particulier de ma liste, ai-je une preuve de consentement de moins d'un an qui me vise ?Retire-le de la session
Pour chaque professionnel, mon offre est-elle liée à sa fonction ?Change de cible ou d'interlocuteur
Puis-je dire d'où vient chaque numéro ?Note la source avant d'appeler
Les oppositions et retraits passés sont-ils retirés de la liste, pour toute l'équipe ?Mets la liste à jour avant la session
Mes appels aux particuliers tombent-ils en semaine, entre 10 h et 13 h ou 14 h et 20 h ?Décale la session
Ai-je déjà appelé ce particulier quatre fois ces trente derniers jours ?Attends
Mon ouverture dit-elle qui j'appelle, pour quelle société et pourquoi ?Réécris ta première phrase

Répète tes trois trames conformes à voix haute

Tu as maintenant les règles et trois trames conformes. Le plus dur reste de t'en servir quand le prospect coupe à la deuxième phrase ou répond « ça ne m'intéresse pas ». Sur ClosR, lance un cold call face à un prospect IA vocal qui décroche méfiant, et entraîne-toi à voix haute avant tes vrais appels. En fin d'appel, tu génères un feedback sur ton écoute, ton argument, tes objections et la prise de rendez-vous. Détails sur la page simulateur d'appel à froid.

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Quel outil pour préparer tes appels autorisés ?

Les deux moments que la réforme rend délicats se voient dans les dialogues de cette page : répondre à « comment vous avez eu mon numéro ? » avec des faits, et accepter une opposition sans insister ni perdre ses moyens. Ils se préparent à l'oral. Pour les répéter seul, en français et sur ta propre offre, ClosR est l'outil le plus direct : tu écris la situation (« a rempli un formulaire, ne s'en souvient pas, demande d'où vient son numéro ») et le prospect IA ouvre l'appel là-dessus, en cold call B2B ou en appel découverte pour un lead entrant. Le feedback de fin d'appel te dit si tu as été clair et si tu as su t'arrêter. ClosR ne passe pas tes appels et ne gère pas le consentement de tes prospects : c'est un outil d'entraînement.

Pour structurer ta pratique, la méthode pas à pas est dans s'entraîner au cold call, la démarche complète, du fichier au rendez-vous, dans le guide de la prospection téléphonique, et les accroches conformes dans les 5 scripts de prospection téléphonique.

Sources

Textes consultés le 23 septembre 2026 :

Information générale, pas un avis juridique. Dernière mise à jour : 23 septembre 2026.

Prépare ton prochain appel autorisé

Choisis un cold call ou un appel découverte, décris ton offre, et mène l'appel à voix haute face à un prospect IA en français qui objecte. C'est toi qui raccroches, et le feedback arrive juste après.

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S'entraîner au cold call

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Répondre au réflexe sans forcer.

« Envoyez-moi un mail »

Garder la conversation ouverte.

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Questions fréquentes

Le cold call est-il interdit en France en 2026 ?

Vers les particuliers, oui : depuis le 11 août 2026, l'article L223-1 du Code de la consommation interdit de démarcher par téléphone un consommateur qui n'a pas donné son consentement préalable, sauf contrat en cours ou vente de journaux et magazines. Vers les professionnels, non : le cold call B2B reste autorisé si l'offre est liée à la fonction de la personne appelée et si son droit d'opposition est respecté.

Peut-on encore prospecter des entreprises par téléphone ?

Oui. L'obligation de consentement préalable protège les consommateurs, pas les professionnels. En B2B, tu peux appeler sans accord préalable, à condition de proposer une offre en rapport avec la fonction de la personne, de l'informer clairement et de respecter son opposition si elle refuse d'être rappelée. Pour un indépendant joint sur son mobile personnel, la prudence s'impose.

Combien de temps dure le consentement ?

Un an maximum, sans renouvellement tacite (décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026). Passé ce délai, il faut le redemander. La preuve du consentement doit être conservée trois ans, et la personne peut le retirer à tout moment, y compris à l'oral.

Bloctel existe-t-il encore ?

Non. La réforme abroge les articles L223-3 et L223-4 du Code de la consommation, qui organisaient la liste d'opposition. Le système s'inverse : au lieu de vérifier qu'un particulier ne s'est pas inscrit sur Bloctel, le professionnel doit prouver que ce particulier a accepté d'être appelé.

Que risque-t-on en appelant un particulier sans son consentement ?

Une amende administrative de la DGCCRF, jusqu'à 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une société, et la nullité du contrat conclu à la suite de ce démarchage irrégulier. Comme la preuve du consentement repose sur le professionnel, c'est à lui de démontrer que la personne avait accepté d'être appelée.

À quelles heures a-t-on le droit d'appeler un particulier ?

Avec son consentement, du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h, hors jours fériés, et au plus quatre fois sur trente jours, sauf s'il a expressément accepté un autre créneau. Ces limites ne s'appliquent pas aux appels entre professionnels.

Peut-on appeler des leads achetés ?

Seulement si tu peux prouver, pour chaque contact, un consentement de moins d'un an qui vise ton entreprise ou ton type d'offre. Le professionnel reste responsable des appels passés pour son compte par un tiers. Un consentement donné « aux partenaires » en général est trop large.

Comment s'entraîner à répondre « comment vous avez eu mon numéro ? » ?

Prépare la réponse factuelle pour chaque source (formulaire avec date et libellé, site de l'entreprise, annuaire professionnel), puis dis-la à voix haute jusqu'à ce qu'elle sorte sans hésiter : une hésitation sur cette question sonne comme un aveu. Seul, un simulateur vocal en français comme ClosR permet de la répéter : tu écris la situation (« demande comment j'ai eu son numéro »), le prospect IA ouvre l'appel là-dessus, et le feedback de fin d'appel te dit si ta réponse a rassuré. Le premier appel est offert, puis c'est à partir de 19 € par mois, sans engagement.