Pourquoi tu te plantes face à cette objection
Quand tu entends "c'est trop cher", ton cerveau primitif fait UNE de ces 3 choses, toutes mauvaises :
- Justifier ("c'est cher parce qu'on inclut X, Y, Z...") → tu te mets en position basse
- Baisser le prix ("OK, je peux faire 20% de remise") → tu signales que ton prix d'origine était bidon
- Argumenter la valeur ("mais tu vas gagner 50K€ grâce à ça !") → tu parais désespéré
Les 3 réflexes ont le même problème : tu réponds. Or "c'est trop cher" n'est presque jamais une vraie objection. C'est une demande d'information déguisée. Ta réponse doit obtenir cette information, pas la combattre.
Les 12 répliques (chacune avec son contexte d'usage)
Réplique 1 — La question universelle
"Trop cher par rapport à quoi ?"
À utiliser 80% du temps. Ouvre 5 portes possibles : le prospect compare à un concurrent, à son budget, à son salaire, à une valeur perçue, ou il négocie par réflexe. Sa réponse t'indique laquelle.
Réplique 2 — Le recadrage ROI
"Je comprends. Si on regarde pas le prix mais le résultat — qu'est-ce que ça change pour toi dans 6 mois si tu décroches [résultat] ?"
À utiliser quand le prospect est focus court terme. Tu le projettes dans le futur, où ton offre vaut clairement le prix.
Réplique 3 — Le coût de l'inaction
"OK. Et si tu ne fais rien dans les 3 prochains mois, ça te coûte quoi en réalité ?"
À utiliser quand le prospect a un problème chronique (déjà essayé plusieurs trucs sans succès). Souvent, son inaction lui coûte plus que ton offre.
Réplique 4 — Le miroir (Chris Voss)
"Trop cher ?" (silence, 5 secondes)
Tu répètes 2-3 mots de son objection, tu te tais. 90% des gens combleront le silence en expliquant leur vraie raison. Technique imbattable mais qui demande du sang-froid.
Réplique 5 — Le coût quotidien
"Sur 12 mois ça fait 1,60€ par jour. Tu paies plus cher ton café. La vraie question : résoudre [problème] vaut ce café quotidien ?"
À utiliser pour offres < 1 000€/an. Ramène le prix à l'unité quotidienne, le rend négligeable.
Réplique 6 — Le test du décideur
"Pour bien te répondre : c'est trop cher pour toi personnellement, ou trop cher par rapport à ce que [associé/conjoint/boss] accepterait ?"
À utiliser si tu sens que le prospect n'est pas seul décideur. Souvent, "c'est trop cher" cache "j'ai pas le pouvoir de décider seul".
Réplique 7 — L'isolation check
"Si on règle la question du prix, c'est le seul frein, ou il y a autre chose qui te retient ?"
À utiliser AVANT de négocier quoi que ce soit. Si tu cèdes sur le prix et qu'il y avait un autre frein caché, tu cèdes pour rien.
Réplique 8 — Le périmètre négociable
"Le prix est fixe. Mais si on doit l'adapter à ton budget, qu'est-ce que tu accepterais d'enlever de l'offre ?"
Si tu dois absolument bouger, ajuste le périmètre, pas le prix. Le prix reste, la valeur s'ajuste. Tu enseignes au prospect que moins payer = moins recevoir.
Réplique 9 — Le prix d'option future
"Si le prix double dans 6 mois, tu attendrais quand même, ou tu prendrais maintenant ?"
Test de désir réel. Si la réponse est "je prendrais maintenant", l'objection prix est un test. S'il dit "j'attendrais quand même", le problème n'est pas le prix — c'est la valeur perçue.
Réplique 10 — Le rappel des chiffres
"Tu m'as dit tout à l'heure que [problème] te coûtait [montant]. Là on parle d'investir [prix]. C'est encore trop cher ?"
Utilise les chiffres que LUI t'a donnés. Si son problème lui coûte 5K€/mois et ton offre est à 2K€, le calcul se fait tout seul.
Réplique 11 — L'acceptation conditionnelle
"Si je trouve un moyen de faire entrer ce budget, on parle de quoi ? Paiement en 2 fois, mois offert, etc. ?"
Pose une condition avant de céder. Le prospect doit s'engager à acheter SI tu trouves une solution. Sinon, tu négocies pour rien.
Réplique 12 — Le départ assumé
"OK, je comprends. Pour être clair : je suis peut-être pas la bonne personne pour toi si c'est vraiment hors de portée. Tu préfères qu'on s'arrête là, ou on regarde une dernière fois ?"
Donne la sortie. Paradoxe : 30% des prospects qui pouvaient partir restent quand tu leur donnes l'option. Tu reprends la position haute.
La réplique #1 ("Trop cher par rapport à quoi ?") suffit dans 80% des cas. Apprends-la par cœur. Dis-la avec calme, sourire dans la voix, pas en attaquant. Et surtout : tais-toi après l'avoir dite. Le silence travaille pour toi.
Les erreurs à NE JAMAIS faire
- ❌ Annoncer le prix avant la qualification — tu reçois l'objection en aveugle
- ❌ Justifier ton prix ("c'est parce qu'on inclut...") — position basse
- ❌ Baisser instantanément — signal de prix bidon
- ❌ Couper la parole dès "cher" — laisse-le finir, la suite change tout
- ❌ Combler le silence après ta question — il doit répondre, même si c'est long
- ❌ Argumenter avec passion — l'enthousiasme face à une objection sent la panique
Comment apprendre ces 12 répliques
Les lire ne sert à rien. Tu dois les dire à voix haute, sous pression, sans réfléchir. Sinon, en vrai appel, ton cerveau primitif reprendra la main et tu retomberas dans la justification.
Plan d'entraînement :
- Lis les 12 répliques, 3 fois
- Choisis la #1 et la #7 — apprends-les par cœur
- Fais 5 simulations d'appels en plaçant la réplique #1 chaque fois
- Fais 5 simulations en utilisant la réplique #7 avant chaque négo
- Une fois fluide : ajoute les répliques #3 et #11
L'objectif n'est pas de connaître les 12. C'est d'avoir 2-3 répliques qui sortent automatiquement sous stress. Les 12 sont là pour te donner le menu et choisir ce qui colle à ton style.
Entraîne-toi à ces répliques en simulation
1 simulation gratuite. L'IA va te sortir "c'est trop cher" pour de vrai.
Lancer la simulation →Plan Pro 79€/mois ensuite. Annulation 1 clic.
ClosR